Trois-Rivières,
Le Nouvelliste, 7 février 2002
Les élèves s’intéressent
à la vie de Lise Thibault
|
Marie-Josée Montminy |
PHOTO : Brève période de questions (20 minutes) dans la classe d'Angèle Brouillette. Pour plus de photos : cliquez ici
Ce
sont avant tout les questions familiales et le handicap de Lise Thibault qui
ont attisé la curiosité des élèves de la classe de deuxième année d’Angèle
Brouillette, qui ont pu s’entretenir avec la lieutenant-gouverneur du Québec
hier, lors d`une visite de celle-ci à l’école Richelieu.
Un
courriel envoyé à l’attention de la lieutenant-gouverneur a initié la
communication entre Lise Thibault et Mme Brouillette. Celle-ci, qui partage
son temps d’enseignement avec Louise Dussault, n’a pu se retenir d’écrire
à la lieutenant-gouverneur, l`été dernier, après l’avoir vue et entendue
dans une entrevue télévisée.
Charmée
par les propos de Lise Thibault, Mme Brouillette a partagé son cheminement de
vie avec la lieutenant-gouverneur via la lettre qu’elle lui a envoyée par
courrier électronique. L’enseignante a parlé avec tellement
d’enthousiasme de son amour pour son métier et pour les enfants, que Lise
Thibault a elle-même proposé à Angèle Brouillette de la rencontrer dans le
cadre d’une visite à l’école Richelieu.
Hier, donc, les élèves de Louise Dussault et d’Angèle Brouillette ont eu l’occasion de recevoir la lieutenant-gouverneur dans leur classe et de lui poser des questions. La majorité des interrogations des enfants portaient sur le handicap de Mme Thibault et sur sa famille.
« Avez-vous
des enfants? », « Quel est le nom de vos enfants? »,
« Quel âge ont vos petits-enfants? », « Comment
s’appellent vos petits-enfants? », « Gardez-vous vos
petits-enfants? », figuraient dans la liste des questions posées par
les jeunes de sept et huit ans.
Le
fauteuil roulant de la lieutenant-gouverneur intriguait aussi beaucoup les élèves,
qui ont obtenu des réponses franches et sans pudeur à leurs questions. Les
enfants ont pu apprendre que Mme Thibault s’était blessée dans un accident
de traîne sauvage alors qu’elle avait 13 ans. « On a été imprudent.
Je suis tombée le dos sur la glace », a expliqué Lise Thibault.
« Mais
je n’ai pas cessé de marcher à ce moment-là. C’est lorsque j’ai
accouché de ma fille Anne-Marie, que je n’ai plus marché. Ça fait 38 ans
que je suis dans mon fauteuil », a ajouté la lieutenant-gouverneur.
Les
enfants ont voulu savoir si l’accident de Mme Thibault lui « avait
fait très mal », combien de temps elle était demeurée à l’hôpital
et si c’était difficile de travailler en fauteuil roulant. À cette
question, Mme Thibault a répondu « que tout est dans la tête ».
Elle a rappelé qu’« il y a des pays où les gens ont des accidents et
n’ont même pas de fauteuils roulants ».
Quelques
questions ont plus particulièrement touché le travail de Mme Thibault. Les
enfants ont voulu savoir si leur invitée aimait son travail et comment elle
planifie son horaire. Les petits ont été particulièrement impressionnés
d’apprendre que la lieutenant-gouverneur avait effectué environ 4000
visites depuis son entrée en fonction. Lorsqu’on lui a demandé si elle était
gênée de passer à la télévision, Lise Thibault a entre autres parlé
d’authenticité, de simplicité. C’est d’ailleurs ce qui peut caractériser
l’attitude de la grande dame devant les gens qui l’ont reçue hier à l’école
Richelieu. Authenticité, simplicité, accessibilité et chaleur humaine.
Mme
Thibault a écouté avec attention et intérêt les présentations des élèves
qui ont notamment chanté une chanson en espagnol et offert divers présents
à leur invitée.
Lise
Thibault a profité de cette tribune pour livrer aux enfants un message
concernant l’importance de la fréquentation de l’école. Par l’analogie
du coffre à outils, elle a invité les jeunes à prendre conscience de toutes
les habiletés et les expériences qu’ils déposent dans le « coffre
à outils » de leur développement personnel.